Outillage acier ou moule imprimé 3D : quel choix ?

Outillage acier ou moule imprimé 3D : comment choisir pour vos pièces silicone ?

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Le choix entre un outillage acier usiné et un moule imprimé en 3D pour produire des pièces en silicone se joue avant tout sur un chiffre : le volume de pièces réellement engagé. En dessous d'un certain seuil, un outillage acier fait perdre de l'argent — et ce seuil est plus élevé que ce que la plupart des bureaux d'études estiment par réflexe.

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Deux logiques de coût radicalement différentes

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Outillage acier usiné

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  • Coût fixe élevé, souvent plusieurs milliers d'euros selon la complexité de la pièce

  • Délai de fabrication de plusieurs semaines, entre la conception de l'outillage, l'usinage et la mise au point

  • Coût unitaire très bas, mais seulement rentabilisé sur un volume conséquent de pièces produites

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Moule imprimé en 3D

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  • Coût fixe faible, l'outillage lui-même ne représentant qu'une fraction du budget d'un outillage classique

  • Délai de fabrication de quelques jours, conception comprise

  • Coût unitaire plus élevé à la pièce, mais qui reste avantageux jusqu'à plusieurs centaines d'unités

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Où se situe le seuil de rentabilité

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Le seuil de bascule entre les deux approches se situe généralement entre quelques dizaines et quelques centaines de pièces, selon deux facteurs principaux : la complexité de la géométrie et le nombre d'empreintes que peut contenir le moule. Une pièce simple avec un moule multi-empreintes déplace ce seuil vers le haut ; une géométrie complexe à empreinte unique le déplace vers le bas.

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Beaucoup de projets industriels engagent un outillage acier par habitude de process plutôt que par calcul réel — sans avoir vérifié ce seuil sur le volume effectivement prévu à 12 mois. C'est souvent là, avant même la qualité de la pièce produite, que se joue l'écart de rentabilité d'un projet.

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Un critère souvent oublié : l'évolutivité de la conception

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Le calcul de rentabilité ne s'arrête pas au coût de départ. Si la conception de la pièce est encore susceptible d'évoluer — ce qui est le cas de la majorité des projets en phase de développement — chaque modification d'un outillage acier implique de refaire tout ou partie de l'outillage, avec un délai et un coût qui s'ajoutent à chaque itération. Un moule imprimé en 3D absorbe ces évolutions à moindre coût, ce qui en fait souvent le choix le plus rationnel tant que la conception n'est pas définitivement figée — indépendamment même du volume final visé.

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En résumé

‍ ‍Le bon choix dépend du volume réel engagé et du niveau de maturité de la conception, pas d'une préférence de principe pour l'un ou l'autre procédé.

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